jueves, 25 de septiembre de 2025

GEORGE PAUL LEROUX 1877-1957 Paris

Georges Paul Leroux, né le 3 août 1877 et mort le 16 février 1957, est un peintre français, prix de Rome de peinture de 1906. Son frère aîné est le peintre et illustrateur Auguste Leroux (1871-1954), également prix de Rome de peinture, en 1894. Biographie Enfance et apprentissage Georges Paul Leroux est né à Paris 6e le 3 août 1877[1]. Son père, Gustave Ferdinand Leroux, normand de souche, éditeur d’estampes, s’était établi à Paris, au 43 rue Saint-André-des-Arts. La famille trouve ses racines dans les environs de Coutances (Manche), plus précisément dans le petit village de Trelly[2]. Attachés à leurs racines normandes, Georges et son frère Auguste viennent chaque année à Trelly et dans ses environs peindre et dessiner (Verger normand ; La Vallée de la Bonde)[3], (L'Église de Trelly) ; (Les Laveuses - Gavray - 1903), portraits de famille, , etc. Après la Grande Guerre, Georges Leroux réalise une importante huile pour la mairie de Trelly (Aux Soldats du pays de mon père morts pour la France), en hommage aux Trelliais morts au combat. En 1898, il effectue son service militaire à Chartres au 130e régiment d'infanterie. Durant ses permissions, il visite la ville et dessine fréquemment la cathédrale. Un jour, sur le parvis, il rencontre le peintre Paul Jouve (1878-1973). Ce fut le début d'une très longue et fidèle amitié[4]. De retour à Paris, il s'inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis admis à l’École des beaux-arts de Paris, il entre à l'atelier de Léon Bonnat (1833-1922) et étudie la peinture et le dessin[5]. À l’École, il remporte mentions et médailles. Il remporte le second grand prix de Rome de 1904 (Hérode fait présenter à Salomé la tête de Saint Jean-Baptiste), puis le grand prix de Rome de 1906 avec La Famille dans l’Antiquité[6] - (conservé à l’École nationale supérieure des beaux-arts). C'est probablement à cette époque qu'il fait la connaissance d'Émile Aubry (1880-1964), qui devient par la suite son compagnon de guerre au 302e régiment d'infanterie. Ses œuvres de jeunesse évoquent la vie parisienne : Le Concert rouge (1901), À la Gaîté Montparnasse (1905), Le Chansonnier Legay au cabaret - Les Noctambules (1906), Le Moulin de la Galette (1905), Le Cirque Zanfretta, , etc.). Pour l’Exposition universelle de 1900, il reçoit commande d’une affiche pour le Palais de l’Optique : La Grande Lunette de 1900. Il part pour Rome où il est pensionnaire à la Villa Médicis[7] de janvier 1907 à décembre 1909. Il conserve de ce séjour un profond attachement pour l'Italie. Il y retourne pratiquement chaque année pour y peindre la campagne romaine, la Toscane, l'Ombrie, Florence… Ses voyages le pousseront jusqu'en Sicile. La Grande Guerre C’est au 302e d’infanterie que Georges Leroux est mobilisé en 1914. Il servira dans le nord et l’est de la France, ainsi qu'en Belgique. Régiment de réserve de la région de Paris (rattaché au 102ème Régiment d'Infanterie), le 302e R.I. est mobilisé à Chartres du 2 au 9 août 1914. D'août à septembre 1914, il est affecté à la 54e Division d'Infanterie de réserve (3e Armée, Quartier Général à Verdun) avec laquelle il combat, du 20 au 30 août, dans la Meuse. Après la retraite de l'Armée française, il participe ensuite, du 6 au 9 septembre 1914, à la bataille de la Marne. En 1915, il combat dans la Meuse et en Argonne : en février et mars, dans le secteur des Éparges puis, en avril, on le retrouve tout près de là, dans le secteur de la Woëvre où il participe aux combats de Lamorville et Regnéville-sur-Meuse. Le régiment est dissous le 31 mai 1916. Il sera ensuite affecté aux sections de camouflage (militaire) sous le commandement de Lucien-Victor Guirand de Scevola. Au front, malgré les combats, il poursuit son travail d’artiste et ses dessins, gouaches et aquarelles publiées dès 1915 dans L'Illustration révèlent un tout autre aspect tragique et douloureux de son œuvre, à l’opposé des paysages édéniques de l’Italie. Sa participation active et courageuse aux combats lui vaut d'être l'objet de deux citations et de recevoir la Croix de Guerre. La fin des conflits et le rétablissement de la paix ne feront pas oublier à l'artiste ces terribles années. En effet, après 1918, il se situe comme l'un des évocateurs les plus réalistes et les plus vrais des drames de la guerre et cette production guerrière et héroïque lui vaut une grande notoriété. L'Institut En 1920, il obtient le prix Jean-Jacques-Henner. En 1924, il devient membre du jury de la Société des artistes français. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1926. Il est élu membre de l’Institut de France le 26 novembre 1932 (fauteuil IV)[8],[9]. Il remplace Jean-Pierre Laurens (1875-1932). En 1934, il est chargé de représenter l'Académie des beaux-arts au Canada pour le quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier. Avant de regagner la France, il fait un court séjour à New York. En janvier 1935, il est nommé professeur de dessin d’imitation à l'École polytechnique. La même année, en décembre 1935, Georges Leroux est chargé de représenter l’Académie des beaux-arts aux Antilles, à la suite du président Albert Sarraut pour le troisième centenaire de la prise de possession des îles par Pierre Belain d'Esnambuc. Il participe à l'Exposition spécialisée de 1937 qui se tient à Paris du 25 mai au 25 novembre. Il réalise des peintures pour le Pavillon du Bois ainsi que pour celui de l'Art français. En 1940, l'École polytechnique s'étant repliée sur Lyon, il s'installe dans la banlieue lyonnaise. Il revient à Paris en 1943. En 1945, Georges Leroux devient président de l'Institut[10]. (Emmanuel Pontremoli souvent absent est remplacé dans la pratique par Georges Leroux). Il achète alors une maison à Meudon. Il y restera jusqu'à la fin de ses jours. Il peint les environs de Meudon, beaucoup de natures mortes (Bouquet de roses, Capucines, etc.). En 1951, il retourne une dernière fois en Italie. Comme le note Nicolas Untersteller dans l'oraison funèbre du peintre : « en 1951, la nostalgie de l'Italie l'emporte et il repart encore pour Rome ; le fruit de son travail décore le salon de l'ambassade d'Italie à Paris[11] ». Son frère, Auguste, meurt le 26 mars 1954. Georges collabore à la rétrospective Auguste Leroux organisée au Grand Palais du 21 mai au 12 juin 1955[12]. En 1956, il reçoit des mains de l'ambassadeur d'Italie à Paris, les insignes de commandeur de l'ordre "Al Merito Della Republica". Georges Leroux meurt à Paris 14e le 16 février 1957. Ses funérailles ont lieu en l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris et son oraison funèbre est prononcée par Nicolas Untersteller, président de l'Institut. Il repose dans la partie haute du cimetière de Jouy-en-Josas[13]. Sa sépulture est ornée de son portrait en médaillon en bronze par le sculpteur Louis Prost[14]. Georges Cheyssial succède à Georges Leroux à l'Institut de France et prononce lors de son discours d'investiture, un hommage à l'artiste disparu[15]. Vie familiale Il se marie avec Gabrielle Mathilde Planquais dite « Gilson », à Meudon, le 16 novembre 1915. Ils n'auront pas d'enfants.

No hay comentarios:

Publicar un comentario

HELENE SCHJERFBECK 1862-1946 Hèlsinki, Finland

Helena Sofia (Helene) Schjerfbeck (pronounced [heˈleːn ˈʃæ̌rvbek] ⓘ; July 10, 1862 – January 23, 1946) was a Finnish modernist painter kn...